Ce que l'étude montre

Conduite par le neurologue Sebastian Palmqvist (Université de Lund, Suède) et présentée le 14 juillet 2026 à l'AAIC, cette étude a suivi 1 310 patients atteints d'un trouble cognitif léger ou d'une démence, évalués par 165 médecins — 383 en soins primaires et 927 en milieu spécialisé. Après communication du résultat du test sanguin PrecivityAD2, qui mesure l'amyloïde bêta et la protéine tau phosphorylée, l'exactitude diagnostique des médecins généralistes est passée de 65 % à 93 %, et celle des spécialistes de 74 % à 89 %. Le diagnostic a été modifié pour 30 % des patients vus en soins primaires et 21,6 % de ceux vus par un spécialiste.

Pourquoi c'est important

La très grande majorité des parcours de soins débutent chez le médecin généraliste, où les outils de confirmation biologique — ponction lombaire, imagerie TEP — sont rarement accessibles. Un marqueur sanguin réduit l'écart de précision entre première ligne et centres spécialisés, et documente une conséquence concrète : environ la moitié des plans de prise en charge ont été révisés à la lumière du résultat. Cette étude porte sur la performance des médecins, et non sur l'évolution des patients.

À quel stade en sommes-nous ?

Le test utilisé est déjà commercialisé et l'étude a été menée en conditions réelles, ce qui place ce résultat proche de la pratique. Les données ont toutefois été présentées en conférence avant publication complète, et le déploiement dépend de décisions nationales de remboursement et d'encadrement, très variables d'un système de santé à l'autre. L'interprétation d'un tel test reste par ailleurs indissociable d'une évaluation clinique complète.