Ce que l'essai montre
Rapporté le 13 juillet 2026 à l'AAIC, l'essai LatAm-FINGERS a réuni 1 065 adultes âgés à risque de démence, répartis sur 12 sites dans onze pays d'Amérique latine, pendant deux ans. Le groupe « intervention systématique » (539 personnes) a bénéficié d'un accompagnement structuré : exercice physique supervisé, conseils nutritionnels fondés sur une adaptation culturelle du régime MIND, entraînement cognitif informatisé, surveillance des facteurs de risque cardiovasculaires et 38 rencontres de groupe. Le groupe « intervention flexible » (526 personnes) a reçu des recommandations générales lors de quatre rencontres seulement. À deux ans, le premier groupe affiche une amélioration de la cognition globale supérieure de 55 %, avec des écarts également observés en mémoire, fonctions exécutives et vitesse de traitement.
Pourquoi c'est important
Le contenu des deux programmes reposait sur les mêmes leviers ; ce qui les séparait était l'intensité de l'accompagnement, la supervision et la régularité des rencontres. Le résultat suggère que la structure d'un programme pèse autant que ses composantes, un point directement pertinent pour les dispositifs numériques d'entraînement cognitif, souvent laissés à l'usage autonome. L'essai a par ailleurs été mené dans onze pays d'Amérique latine, région largement absente des grands essais de prévention menés jusqu'ici en Europe du Nord et en Amérique du Nord, dirigé par Lucia Crivelli (Fleni, Buenos Aires).
À quel stade en sommes-nous ?
Il s'agit d'un essai randomisé de grande taille avec un suivi de deux ans, ce qui en fait un niveau de preuve solide pour ce type d'intervention. Les résultats ont cependant été présentés en conférence et attendent leur publication complète avec analyse détaillée. La comparaison porte sur deux formats d'intervention active, sans groupe sans intervention, et l'effet sur la survenue effective d'une démence à long terme n'est pas mesuré ici.
