Ce que l'enquête montre

L'édition 2026 du STADA Health Report, réalisée auprès de 20 000 citoyens dans une vingtaine de pays européens, mesure le rapport des patients à l'intelligence artificielle en santé. En Belgique, seuls 3 % des répondants déclarent qu'ils feraient confiance à un diagnostic posé par une IA, un niveau parmi les plus bas d'Europe alors que 82 % des Européens interrogés se disent globalement favorables à un rôle de l'IA dans les soins. Les deux réserves les plus citées par les Belges sont le risque d'erreur diagnostique (56 %) et la perte du contact humain (47 %).

Pourquoi c'est important

L'enquête relie cette prudence à un niveau de satisfaction élevé envers le système de santé belge — 86 % de répondants satisfaits, contre environ la moitié en moyenne européenne — là où l'adoption est plus forte dans des pays où l'accès au médecin est plus difficile. Autrement dit, la réticence relève moins d'un rejet technologique que d'un attachement à une relation de soin jugée satisfaisante. La position dominante qui se dégage est celle d'une IA en appui du praticien, notamment en dermatologie et en imagerie, sous supervision humaine.

À quel stade en sommes-nous ?

Il s'agit d'une enquête déclarative d'opinion, et non d'une évaluation de la performance clinique des systèmes concernés : elle documente l'acceptabilité, pas l'efficacité. Sa portée est néanmoins directe pour tout déploiement d'outils numériques auprès des publics âgés en Belgique, où la question de la place laissée au professionnel de santé conditionne l'adoption autant que la qualité technique.