Ce que l'étude montre

L'analyse publiée dans JAMA Network Open porte sur 2 603 femmes issues de deux études longitudinales américaines de longue durée, avec jusqu'à dix-huit ans de suivi. Parmi elles, 774 ont bénéficié d'IRM cérébrales répétées et 1 287 ont fait don de leur cerveau pour examen des tissus. Une ménopause naturelle survenue dix ans plus tôt correspondait à environ 1,8 année sans maladie d'Alzheimer en moins ; un décalage de cinq ans s'accompagnait, sur une décennie, d'un volume d'hypersignaux de substance blanche supérieur d'environ 15 %.

Pourquoi c'est important

Le calendrier hormonal figure parmi les facteurs de trajectoire cognitive les plus discutés, et cette analyse apporte une mesure sur des cohortes documentées à la fois par l'imagerie et par l'examen neuropathologique. Elle affine la description des différences observées entre femmes et hommes dans l'épidémiologie des troubles neurocognitifs.

À quel stade en sommes-nous ?

Il s'agit d'une étude observationnelle : elle décrit des associations et ne démontre pas de lien de cause à effet. Les auteurs précisent que le constat vaut pour la ménopause naturelle, la ménopause chirurgicale présentant un profil différent, ce qui suggère que le rythme du déclin hormonal, et pas seulement l'âge de survenue, entre en jeu. Les cohortes restent par ailleurs peu diversifiées sur le plan démographique.